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Les
troisièmes rencontres "Beaune to Bamako " ont eu lieu
les 24 et 25 février 2005
Les rencontres cinématographiques "Beaune to Bamako"
ont été crée dans le but de réfléchir
ensemble à la création d'un cinéma ouest-africain
économiquement viable.

Pour
leur 3ème éditon, les rencontrescinématographiques
de Bamako se sont focalisées sur le défi que constitue aujourd'hui
la mise en place de structures de distribution et d'exploitation pérennes
afin que les films africains soient diffusés en Afrique.

Cet
événement était placé sous le haut patronnage
du président de la commission de l'UEMOA, monsieur Soumaïla
Cissé, et sous la présidence de Jean Jacques Annaud.
Trois
thèmes principaux ont ainsi été abordés :
Le
rôle des institutions internationales dans le financement de l'industrie
de l'image en Afrique de l'Ouest.
Produire et diffuser des films de manière autonome : comment s'inspirer
de l'expérience des pays anglophones (Nigeria et Ghana) ?
L'enjeu de la diffusion et de l'exploitation des films en Afrique : le
numérique comme moyen de lutter contre la déliquescence
des circuits de diffusion traditionnels (chaînes de télévision,
salles de cinéma)
Ont
pris part à ces rencontres les présidents des bureaux nationaux
de l'UCECAO, de représentants de l'ARP, des
opérateurs économiques de l'audiovisuel Ouest Africain,
des représentants de plusieurs gouvernements...
Une
projection de trois films de Jean-Jacques Annaud (Deux frères,
Le nom de la rose, L'amant) a été organisée pendant
les Rencontres au Palais des Congrès de Bamako afin de permettre
aux habitants de Bamako de profiter de la venue de Jean-Jacques Annaud.
A
la suite des Rencontres, Jean-Jacques Annaud s'est rendu au Pays Dogon
et son excursion a été l'objet d'un mini-documentaire réalisé
par Thomas Robin.

Les
débats, souvent très vifs, ont permis à l'UCECAO
d'établir une feuille de route des actions à venir pour
soutenir le cinéma africain.
Documents
liés :
Beaune
to Bamako 2004
Les
secondes rencontres cinématographiques de Bamako se sont tenues
les 20 et 21 février 2004 au cinéma Babemba de Bamako.
Elles
ont réunies des représentants de l'UCECAO de 10 pays d'Afrique
de l'ouest (Bénin, Burkina Faso, Guinée, Côte d'Ivoire,
Ghana, Togo, Niger, Mali et Nigeria), de l'ARP, ainsi que des personnalités
diverses tel que l'ambassadeur de Mauritanie au Mali, de plusieurs ministres
malien, et de représentant des grandes institutions internationales
tel que le PNUD et l'UNESCO.
La
présidence était assurée par Mr Costa Gavras.

Les
rencontres avaient deux objectifs :
-
Identifier le rôle de l'Etat dans l'industrie cinématographique
et de l'audiovisuel de l'afrique de l'ouest
- Elaborer une stratégie de relance de l'industrie cinématographique
et audiovisuelle d'autre part
Pour
se faire, les rencontres devaient servir de cadre d'échange pour
:
-
Cerner les obstacles et autres insuffisances auquel le cinéma africain
est confronté
- Trouver à partir des réflexions les voies et moyens permettant
la mise en uvre d'une meilleure politique cinématographique
dans la sous région
- Sensibiliser les autorités sur les enjeux et opportunités
qu'offre le cinéma en vue du développement de l'Afrique
Un constat général a été fait : Le cinéma
africain est terriblement " grippé " chaque étape
de la chaîne de valeurs de l'industrie cinématographique
: Production, distribution, exploitation.
Des
recommandations ont été faites pour sortir le secteur de
la crise :
Production
Mise
en commun des moyens de production (acteurs, techniciens) entre les états
pour dynamiser la production
Encourager
le développement du tournage en numérique
Mettre
en place une structure africaine de production sur support vidéo
Distribution
- exploitation - diffusion
Favoriser
l'échange de programme entre les télévisions nationales
Mettre
en place une structure de cinéma ambulant par pays
Mettre
en place un système de billetterie nationale centralisée
Equiper
les salles de projecteurs numériques

Promotion
Elaborer
une véritable politique de marketing du film africain.
Demander
une meilleure implication des chaînes de télévisions
nationales dans la promotion des films travers les espaces appropriés.
Diffuser
les Films Africains sur les lignes aériennes africaines par les
compagnies qui les exploitent notamment, Air France.
Créer des émissions TV sur le cinéma africain débats
/ Entretiens et Reportages)
Préserver
le patrimoine cinématographique africain en sauvant les archives
existantes et en instaurant une politique vigoureuse de conservation et
de consultation.
Formation
Créer
une école sous-régionale des métiers du cinéma
Regrouper
les informations pédagogiques, financières et logistiques
sur les écoles locales existantes.
Renforcer
et re-dynamiser les écoles de formation existantes en Afrique de
l'Ouest

Piraterie
Inviter
les gouvernements des Etats à lutter vigoureusement contre la piraterie,
les pirates et leurs complices.
Inviter
les gouvernements à faire respecter les droits des Producteurs
- Auteurs - Réalisateur face à des organisations de pillage
des uvres, en appliquant strictement les lois contre les voleurs
et les receleurs.
Donner
les moyens à l'UCECAO de produire en quantité et en qualité
à des prix et des délais concurrençant ceux des pirates.
Beaune
to Bamako 2003
Les
professionnels, entrepreneurs et créateurs du cinéma et
de l'audiovisuel de l'Afrique de l'ouest, la Société Civile
des Auteurs Réalisateurs Producteurs, les administrateurs du secteur,
des pays développés et les pouvoirs publics.
Mobilisant
des cinéastes et des professionnels venus de pays de la CEDEAO,
les représentants des pouvoirs publics à l'échelon
national, régional et international, les partenaires européens
traditionnels de l'Afrique de l'Ouest, els représentants de l'Agence
de la Francophonie et du Commonwealth, cette réunion a dégagé
les résolutions suivantes :
Le
marché du Cinéma
L'engouement de la population (du public) pour certains films africains
montre bien l'existence d'un marché.
-
En luttant contre la piraterie des uvres :
- Piratage vidéo par la production d'originaux qui concurrencent
en qualité et en prix les copies illicites
- Piratage cinéma, en contrôlant et en réprimant la
reproduction illicite des films.
- En s'adaptant au marché :
L'Etat et les structures étatiques disposent de peu de fonds pour
le cinéma et ayant d'autres urgences, il faut s'acheminer vers
des productions à faibles coût en utilisant la vidéo
et les nouvelles technologies de l'information et de la communication
-
En mettant en place un fonds de soutien alimenté entre autres ressources
par une redistribution judicieuse des recettes cinéma pour soutenir
l'activité cinématographique à tous les niveaux,
des taxes, des redevances.
-
En aidant à la création d'une industrie du cinéma
dans une filière organisée
-
En disposant de salles de cinéma et les rendants accessibles en
pratiquant des prix attractifs
-
En mettant en place au niveau des bureaux locaux de l'UCECAO des structures
capables d'informer sur les potentialités existantes dans chaque
pays, de conseiller et de soutenir les acteurs de la filière :
producteurs, réalisateurs, distributeurs et exploitants.
Développer
le partenariat
- Local au niveau de chaque pays : entre professionnels, professionnels
et Etat, entre professionnels et opérateurs économiques
avec une aide et un soutien aux jeunes créateurs
-
Régional et international
-
Mettre à disposition du siège de l'UCECAO toutes les informations
disponibles sur la filière cinéma dans les pays
-
Assurer un contact permanent entre l'UCECAO, les départements techniques
des ministères, les opérateurs économiques, les banquiers
et les bailleurs de fonds.
Nous
devons donc d'une part créer les conditions économiques
et juridiques viables et assurer d'autres part la permanence des solutions
au niveau régional et la capitalisation des connaissances et expériences.
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